La longue route

Aujourd'hui, un nouveau jour de mer....

      Par cette pratique du dessin, je m'attache à rendre compte journellement d'un voyage intérieur, d'un paysage mental. Un voyage sans destination, une oeuvre sans finalité, chaque dessin repoussant cette dernière. Une oeuvre dans laquelle le sujet et l'objet viennent à se confondre.

   Chaque dessin, tel un travail photographique, relate quotidiennement un instant du parcours accompli, j'imprime chaque jour une image du paysage traversé lors de ce voyage, et tente de restituer une mer intérieure que je souhaite partager avec le regardeur.

     Par ce petit format (6.8cm X 3.2 cm) qui produit l'enfermement, et procure une ouverture maximale une fois le champ visuel franchi, je cherche à faire prendre la mer sans mener en bateau...c'est à dire une oeuvre débarrassée de toute anecdote et de tout récit.

     Avec la notion d'infini figuré par l'horizon, je laisse au regardeur toute liberté de se créer son propre univers chromatique, son propre voyage, par l'utilisation du noir - couleur globale - sur blanc.

 

     L'accrochage linéaire, la juxtaposition bord à bord des dessins lors de la monstration soulignent la perception de l'oeuvre en continu.

 

L'image des images

        Ici, la composition de cette oeuvre offre deux positionnement du regard.

       Un temps de l'observation de chacun des dessins qui l'agencent et, avec du recul une nouvelle perception et relecture qui composent "l'image des images" créée par la juxtaposition des 1600 dessins qui forment une image globale.

        Une image reste le fragment d'un tout...

 

L'image des images

 

L'image des images est disponible à la vente. Pour en savoir plus cliquez sur le lien suivant : Poster l'image des images

 

Pierre Loti extrait de "Pêcheur d'Islande"

Cette nuit-là, c'était l'immensité présentée sous ses aspects les plus étonnamment simples, en teintes neutres, donnant seulement des impressions de profondeur.

Cet horizon, qui n'indiquait aucune région précise de la terre, ni même aucun âge géologique, avait dû être tant de fois pareil depuis l'origine des siècles, qu'en regardant il semblait vraiment qu'on ne vît rien - rien que l'éternité des choses qui sont et qui ne peuvent se dispenser d'être. Il ne faisait même pas absolument nuit. C'était éclairé faiblement, par un reste de lumière, qui ne venait de nulle part. Cela bruissait comme par habitude, rendant une plainte sans but. C'était gris, d'un gris trouble qui fuyait sous le regard. -La mer, pendant son repos mystérieux et son sommeil, se dissimulait sous les teintes discrètes qui n'ont pas de nom.

Il y avait en haut des nuées diffuses; elles avaient pris des formes quelconques, parce que les choses ne peuvent guère n'en pas avoir; dans l'obscurité, elles se confondaient presque pour n'être qu'un grand voile.

Mais, en un point de ce ciel, très bas, près des eaux, elles faisaient une sorte de marbrure plus distincte, bien que très lointaine; un dessin mou, comme tracé par une main distraite; combinaison de hasard, non destinée à être vue, et fugitive, prête à mourir. -Et cela seul, dans tout cet ensemble, paraissait signifier quelque chose; on eût dit que la pensée mélancolique, insaisissable, de tout ce néant, était inscrite là - et les yeux finissaient par s'y fixer, sans le vouloir.

 

Témoignages

Retrouvez sur la page "Témoignages d'artistes" un recueil de témoignages d'artistes contemporains donnant leurs interprétations de "La Longue Route".

Des artistes d'horizons divers et variés permettant de complèter votre vision artistique de cette oeuvre.

 

Pour consulter la liste des témoignages, cliquez sur le lien suivant :

 

Témoignages sur La Longue Route

Qui suis-je ?

Morio - Artiste récent et multiple

  • > Diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Cherbourg et de Quimper
  • > D.N.S.E.P. obtenu en 2000
  • > Né à Bayeux
  • > Vit et travaille à Loctudy
  • > Terrain de contemplation : Manche Ouest à Ouest Bretagne

"Afin de me détourner d'une vie professionnelle très variée dans laquelle je me suis essayé à une grande diversité de métiers avec la tentative , chaque fois de me convaincre que l’un d’entre eux allait me convenir … déboires successifs ! et ce jusqu’en septembre 1994 ..."